Alors il y a Zlatan et … Ibrahimovic ?

« Bon, j’espère que ça ne vous dérange pas, mais ce soir, on regarde le match, je ne peux pas le louper! ». Non, bien sûr, ce n’est pas comme on en entendait parler tout le temps en ce moment, il fallait aussi en plus que je sois obligée d’en profiter à la télé. Regarder 90 minutes de mecs qui se courent après, qui s’insultent et feignent de tomber toutes les deux secondes, c’est génial. Encore plus quand on ne connait pas les règles.

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Bon, en fait, quand on prend les choses du bon côté, après tout, il y a quand même des points positifs. Je suis une fille vachement optimiste, je recherche toujours le bon côté des choses. Et regarder un match de foot, pour une fille, c’est quand même 90 minutes pour 22 mecs musclés, avec ou sans virilité, ça nous importe peu. Ils sont là, en sueur, concentrés en héros défendant leur équipe et toute la région ou le pays derrière eux. Et au fond, ça, même si on s’en fiche, ça nous rend toute chose. Les cinq premières minutes. Bon, d’accord, les dix premières, sans compter leur petite démonstration vocale du début. Non mais sérieusement, soyons honnêtes, ils ont beau être mignons, tout en muscles et plein aux as, l’amertume que l’on ressent pour eux prend vite le dessus. C’est vrai ça, pire qu’une Beyonce ou le fessier de Kim Kardashian (voir les fessiers en général), qui obnubile à ce point nos chers et tendres? Le football. Et ce sport ne retient pas simplement toute leur attention. Non seulement il occupe toutes leurs pensées et une majorité de leurs soirées, non seulement ils ont des fourmis dans les jambes quand ils voient un ballon sans pouvoir le toucher, non seulement ils ne ratent pas une occasion d’y jouer, mais en plus, quand ils jouent ça les fatigue à tel point que le soir, il ne suffit que d’un seul bisou avant de les voir plonger dans le monde des rêves. Alors ils se défoulent et évacuent leurs frustrations, oui. Mais au bout d’un moment, on aimerait bien y avoir une petite place aussi, nous, dans leur vie. Et pour être honnête, partager l’espace de leur cœur avec Beckham et Giroud, ça doit être pas mal, non?

 Une autre facette du problème? Les règles du jeu. Oui, parce que nous, les femmes, nous avons un cœur énorme, emplit d’amour et de bonne volonté. Alors oui, on essaie de s’y intéresser. Et puis Chaton est tellement heureux quand il peut enfin nous l’expliquer et paraître enfin beaucoup plus intelligent que nous (« ooooh » je vous entends !). Donc il se lance dans des schémas, des explications au vocabulaire technique et spécifique, des gestes incroyables, les yeux brillants. Tellement adorable qu’on se prend au jeu. Sauf que, finalement, ça ne s’avère pas aussi facile que prévu. Après avoir bavé pendant dix minutes sur les cuisses musclées des joueurs et comparé les deux équipes sur qui moule le plus son maillot, on se concentre. D’abord, la ligne invisible. Le hors-jeu pour les plus calées d’entre nous. Pourquoi chercher à nous compliquer la vie? On fait un effort de compréhension, et voilà sur quoi on tombe. Une limite qui bouge. Si tout bouge tout le temps, comment voulez-vous qu’on se repère? Surtout si en plus, c’est invisible. On met déjà un temps fou à comprendre quel numéro est à quel joueur, à quel poste, mais si en plus on nous rajoute des limites qui bougent et ne se voient pas… Alors on est capable de beaucoup, de faire attention à beaucoup de choses, un tas de détails. Quel homme a déjà remarqué, par exemple, que sur le terrain, tous les joueurs ont quatre ombres? Et puis sincèrement, les marques sur les tee-shirts; les joueurs ont beau faire de leur mieux pour montrer leur force et leur courage, ils restent quand même sponsorisés par Carrefour et Super U. Je dis ça, je dis rien… Installées dans le canapé, on observe l’écran en face de nous. On remarque que l’arbitre s’amuse avec son sifflet. Pourquoi siffle-t-il quand un joueur tombe? C’est bon, on sait tous que ce sont des héros, ils n’ont pas besoin de médecin. Et pourquoi tout d’un coup, le numéro 6 a le droit de tirer tout seul? Pourquoi ils le laissent tirer ? Non mais est-ce que le numéro 7 est au courant qu’il doit marquer à droite, et donc éviter d’envoyer la balle derrière lui? Finalement, on finit par s’indigner plus que Monsieur, affalé à nos côtés, qui se jure silencieusement de ne plus jamais nous laisser regarder un match avec lui. Oups ?

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